Fabrice Lods

Chansons et photographies

Soleil de nuit

SOLEIL DE NUIT
(Fabrice LODS)

Rouge sang noir de catacombes
Soleil de nuit quand je sors de l’ombre
Je mets au clou la robe de coton
Monte sur aiguille et glisse en bas nylon
Collier de cuir autour du cou
Je n’me ressemble plus du tout
La chambre devient une cave
L’alcôve se peuple d’esclaves
Et mon désir au garde à vous
Ne cherche qu’à vous rendre fou

Rouge sang la parure est mise
A vos regards mon image est soumise
Je n’en sais plus ni l’âge ni le nom
J’ai quitté les rangs perdu la raison
Collier de cuir autour du cou
J’attends le pire à vos genoux
Ô que l’amour vienne me battre
Et me transporte en un théâtre
Ou d’une chaîne de chagrins
La peur me brisera les reins

Passez la sangle et serrez fort
Le monde est sourd le monde est mort
Frappez du poing sur mon orgueil
Frappez au cœur frappez à l’œil
Frappez que rien ne vous retienne
Plus vous frappez plus je vous aime
Ô frappez je vous en conjure
Il n’y a que la douleur qui dure

Rouge sang la honte me brûle
Le plaisir vient la honte recule
Venez à moi j’ai baissé pavillon
Conduisez l’ivresse à sa destination
Collier de cuir autour du cou
Soyez un maître jusqu’au bout
Ne faiblissez qu’à mon signal
Vous me devez ce moindre mal
Sinon craignez le châtiment
Il sera cruel et tranchant.

 

On dirait le sud …

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Je n’savais pas

JE N’SAVAIS PAS
(Fabrice LODS)

Je n’savais pas
Mal embarqué dans mes galères
Vers quel port traîner ma misère
Jusqu’à toi
Jusqu’à nous
Je n’savais pas
Avec toujours le vent de face
Je suivais ma peur à la trace
Et maintenant
Maintenant

Le vent dans l’dos
Je glisse à vive allure
En suivant l’étoile qui dure
Au loin toujours plus loin
Mon amour suit le tien
Et s’il surnage
Si nous évitons les naufrages
Nous découvrirons si tu veux
La Terre de Feu
Je n’savais pas
Je n’savais rien
J’avais rien vu
Rien entendu
Rien vu rien pris
J’ai pas compris
Et te voilà
Tout contre moi
C’est l’amour même
Comme je t’aime
Comme le temps
Pour ce printemps
Paraît clément

Je n’savais pas
Sous quels vents briser ma colère
A quel Dieu vouer mes prières
Jusqu’à toi
Jusqu’à nous
Je n’savais pas
J’avais le coeur pris dans la glace
Mais tu allais signer ma grâce
Et maintenant
Maintenant

Le vent dans l’dos
Je glisse à vive allure
En suivant l’étoile qui dure
Au loin toujours plus loin
Mon amour suit le tien
Et s’il surnage
Si nous évitons les naufrages
Nous découvrirons si tu veux
La Terre de Feu

Je n’savais pas

Je n’savais pas
Sous la tempête et sans lumière
Que je ramais en solitaire
Jusqu’à toi
Jusqu’à nous
Je n’savais pas
Le temps m’a fait bien des grimaces
Mais mon amour est à sa place
Et maintenant
Maintenant

Le vent dans l’dos
Je glisse à vive allure
En suivant l’étoile qui dure
Au loin toujours plus loin
Mon amour suit le tien
Et il surnage
Nous éviterons les naufrages
Nous découvrirons beaucoup mieux
Que la Terre de Feu

Je n’savais pas
Je n’savais rien
J’avais rien vu
Rien entendu
Rien vu rien pris
J’ai pas compris
Et te voilà
Tout contre moi
C’est l’amour même
Comme je t’aime
Comme le temps
Pour ce printemps
Paraît clément
Je n’savais pas
Je n’savais rien
Je n’savais rien (ter)

 

Faut faire avec

FAUT FAIRE AVEC
(Fabrice LODS)

Il y a les brouillons les ratures
La littérature
Le chant qui vaut pas un kopeck
Faut faire avec
Et puis il y a ton coeur qui chante
Le fruit gorgé l’arbre qu’on plante
Le vol de l’albatros en l’air
Il y a la mer
Il y a l’amour c’est amusant
Nous voilà comme deux enfants

Il y a la nuit les cauchemars
Et la peur du noir
Il y a le soucis du bifteck
Faut faire avec
Et puis il y a ta main qui pose
Une tendre métamorphose
Sur ma main qui danse légère
Il y a la mer
Il y a l’amour c’est épatant
J’ en avais rêvé si souvent

Il y a la falaise et la chute
Après la dispute
Le pétrole sur les varechs
Faut faire avec
Mais dans l’ombre sous la dentelle
Il y a la goutte d’eau qui perle
Une oasis dans un désert
Il y a la mer
Il y a l’amour évidemment
J’ en prendrais bien pour un moment

Il y a le passé les tenailles
Le coeur dans les rails
Les désamours prises de bec
Faut faire avec
Mais quand sur moi ton corps balance
Le passé n’a plus d’importance
Il y a des baisers pour l’hiver
Il y a la mer
Il y a l’amour c’est maintenant
Et pour longtemps …

Il y a les brouillons les ratures
La littérature
Ce chant qui vaut bien un kopeck
Faut faire avec

(Basse: Stéphane Koch)

 

L’effet boomerang

L’EFFET BOOMERANG
(Fabrice LODS)

Je suis né dans de la plume
Sur une petite enclume
Dans une forge d’amour
Avec les p’tits anges autour
Je suis né dans l’idéal
Du bien triomphant du mal
Je suis né dans le tableau
Avec les p’tits anges en haut
J’ai grandi comme un pacha
Entre Nounours et le chat

Drôle d’effet boomerang
La plume est bourrée d’épines
Et les anges se débinent
Drôle d’effet boomerang

Je suis né c’est une chance
Avec du bonheur d’avance
Mon avenir tout tracé
Par la grâce des trois fées
La première a dit qu’il vive
La seconde l’amour suive
La troisième a dit banco
Cui-là touchera le gros lot
Et puis la fée tout en noir
Est sortie de son placard

Drôle d’effet boomerang
La stupide Carabosse
M’a roué de coups de crosse
Drôle d’effet boomerang

Je suis né dans une étable
Entre le marchand de sable
Et Colargol et Titi
Je suis né au Paradis
J’ai marché sur l’eau des fleuves
Guéri le sourd et l’aveugle
J’ai ressuscité Lazare
Payé l’impôt à César
Me voilà j’sais pas pourquoi
Cloué nu les bras en croix

Drôle d’effet boomerang
Si je ressuscite un jour
Je vous parlerai d’amour
Et de l’effet boomerang
Qu’on inverse la balance
J’aurai peut-être ma chance …

Je suis né au coeur du monde
La douleur était profonde
Et le plaisir tout autant
Je suis né au coeur du temps
Bâti de souffle et de terre
Entre mon père et ma mère
J’ai grandi dans l’océan
Puis j’ai nagé très longtemps
Lorsque j’ai pris mon envol
Dix chasseurs guettaient au sol

Drôle d’effet boomerang

 

J’aime pas le jazz

J’AIME PAS LE JAZZ
(Fabrice LODS)

J’aime pas le jazz
J’aime pas le french-cancan
J’aime pas les phrases
Et j’comprends pas Lacan
J’aim’ pas l’grand air
Bruckner
Et la télévision
J’aim’ pas qu’on me prenn’ pour un con
J’aime pas l’pudding
Et le potimarron
J’aime pas l’stretching
Et la relaxation
Mais j’aime beaucoup beaucoup
Glisser dessus dessous
Mes mains de tes jambes à ton cou

J’aime pas l’faux beurre
Et l’homéopathie
J’aime pas l’bonheur
J’aime pas la Normandie
J’aime pas Giono
L’Pernod
Et les contraventions
J’aime pas les grands voyages et les avions
J’aime pas l’poker
Et les jeux de hasard
Les femmes d’affaires
Et les prénoms bizarres
Mais j’aime beaucoup beaucoup
Glisser dessus dessous
Et prendre tes jambes à mon cou

J’aime pas les mix
Et les boites à DJ
Les idées fixes
Ou les idées qu’on m’fait
J’aime pas le sport
L’effort
Et la transpiration
J’aime pas les filles en tong et les caleçons
J’aime pas r’partir
Quand j’suis bien arrivé
J’aime pas finir
C’que j’ai mal commencé
Mais j’aime beaucoup beaucoup
Quand tu tombes à genoux
Ma main qui glisse sur ton cou

J’aime pas l’hiver
Et les sports de glissade
La levure de bière
En pluie sur ma salade
J’aime pas l’voisin
Chagrin
Qui surveill’ mes crénaux
Des fois que j’f’rais des bleus à sa Twingo
J’aime pas le jazz
Mais j’aime ta chanson
J’aime tes phrases
Et j’aime tes frissons
J’aime beaucoup beaucoup
L’amour quand on l’fait nous
Et ma lèvre à ta lèvre
Un point c’est tout !

 
 

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